Avis sur le programme local de l’habitat (PLH) de GPSO

logement

Au conseil municipal du 13 février 2013 :

La pénurie de logement en France est un drame. C’est tout d’abord un drame pour des centaines de milliers de ménages qui ne peuvent suivre l’évolution du coût de l’immobilier, ne peuvent accéder au logement souhaité, que ce soit la taille, la qualité ou la localisation. Mais c’est aussi un drame collectif car le coût du logement, en dévorant et en confisquant une part exorbitante du pouvoir d’achat des français, étouffe la capacité des ménages à animer la machine économique du pays. Au final, c’est bien l’ensemble de la collectivité qui est touchée.

 

La construction de logements pour satisfaire la demande, et réduire les déséquilibres avec l’offre est une priorité absolue. On a besoin de faire correspondre la construction de logements en France aux besoins de la population, de façon non seulement quantitative et qualitative mais aussi, là ou cela est nécessaire. Il est impératif de faire cesser cette situation de pénurie.

Depuis quelques années, au coût de plus en plus élevé du logement s’ajoutent les frais croissants liés à l’augmentation régulière et soutenue des coûts de l’énergie qui amplifie le phénomène de paralysie de l’économie, et ce d’autant plus que le parc ancien et vieillissant ne répond plus aux critères d’efficacité énergétique.

Si on en vient au PLH de GPSO on peut constater que c’est avant tout un document descriptif de la situation de l’habitat sur notre territoire. Dans cette dimension, il est plutôt bien fait, très détaillé et riche en information.

 

La partie prospective est beaucoup moins satisfaisante car même si l’ambition est de placer le niveau de construction de logements à un rythme supérieur à celui de la décennie passée, plusieurs lacunes importantes ne sont pas comblées :

-        Tout d’abord l’offre en logement social dans certaines villes, Boulogne et Ville d’Avray  sont très en deça du seuil requis de 25% ; à l’échelle du territoire on n’atteint pas les 20% de logements sociaux. Le PLH, même s’il prévoit un léger rattrapage global, ne se donne pas comme ambition de revenir partout vers les 25% ; ce n’est donc pas satisfaisant

-        En ce qui concerne le rythme de construction nouvelle, on voit bien que ce sont toujours les mêmes communes qui font preuve d’imagination dans les possibilités de construction, Issy et Boulogne, alors que ce sont les territoires les plus denses. Les villes les moins denses comme Sèvres, Chaville et VA contribuent –toutes proportions gardées- le moins à l’effort de construction. Il faudrait donc envisager pour ces communes les moyens d’une densification, tout en y gardant une densité plus légère que les villes de Boulogne ou Issy. On peut donc être plus ambitieux sur la partie quantitative de nouveaux logements à construire.

-        Le projet portant sur le plan qualitatif du bâti reste assez flou, et peu porteur d’amélioration significatives, alors qu’ici aussi l’enjeu est immense : la grande majorité du parc est antérieur à 1974, et 20% d’avant 1949 d’après les statistiques du PLH… on imagine donc la performance énergétique de ce bâti, et le rythme de construction est tel qu’il ne permet, d’après le PLH, de ne renouveler que 0,1% du parc chaque année. C'est-à-dire qu’il faut 1000 ans pour le renouveler. On ne peut donc pas dans l’immédiat compter cette dynamique pour améliorer rapidement la qualité du parc.

 

Même si la qualité descriptive du PLH est indéniable, la partie prospective reste en deça de ce que l’on peut attendre pour GPSO. Le groupe socialiste ne votera pas en faveur de ce PLH pour ces raisons.

 

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