J'étais dans le sud tunisien près de Sidi Bouzid quand Mohamed Bouazizi s'est immolé, tragédie extrême traumatisante pour ceux et celles qui ont eu a la vivre de près.
Tout est parti d'une révolte en passe de devenir une grande Révolution : révolte contre le chômage mais aussi et surtout contre l'humiliation et la terreur, institutionnalisées par le régime de Ben Ali et ses sbires ; une dictature d’un machiavélisme dont on ne revient pas, tant on en découvre encore la puissance de nuisance.
C'est une révolte déclenchée par un peuple à travers ses jeunes éduqués, riches de leur histoire millénaire et qui grâce à l'utilisation d'Internet, ont permis malgré les censures, l'organisation et l’amplification de la contestation au point d'en faire un acte révolutionnaire.


Avec les amis tunisiens de Sèvres, nous nous réjouissons du départ de Ben Ali de la présidence tunisienne. Et nous sommes solidaires du peuple tunisien pour son courage et sa détermination en faveur de plus de liberté et plus de justice. Comme l’a rappelé Martine Aubry :