L'Europe unie face à la crise sanitaire

Au cours des derniers mois, l’Union européenne et les Etat membres ont uni leurs efforts pour lutter contre la pandémie et réagir face à la crise économique et sociale qu’elle a entrainée.

Afin d’aider l’Union européenne à faire face aux très graves conséquences économiques et sociales de la crise sanitaire, les dirigeants de l’Union européenne se sont mis d’accord sur un plan de relance doté de 750 milliards d’euros.



Rompant avec l’orthodoxie budgétaire jusque là en vigueur, ce plan de relance sera financé par un emprunt commun et donnera la priorité aux investissements dans les transitions numérique et verte. Il viendra en aide aux pays les plus affectés par le Covid 19, en particulier les pays du sud, comme l’Italie, la Grèce, l’Espagne mais aussi la France.

Pour limiter les conséquences sociales de la crise sanitaire et aider les travailleurs à conserver leur emploi pendant la crise, l’Europe a aussi innové en créant un fonds de 100 milliards d’euros visant à atténuer les risques de chômage en situation d’urgence (SURE).

Ce fonds octroie des prêts aux Etats membres à des conditions favorables afin de contribuer à couvrir les coûts des dispositifs nationaux de chômage partiel.

En matière de santé, pour ralentir la propagation du virus, les pays de l’Union européenne ont mis en place un cadre commun visant à limiter, voire à empêcher les déplacements non essentiels vers l’Union européenne, tout en préservant le plus possible la liberté de circulation entre les pays membres.

Par ailleurs, afin que ne se reproduise pas le « chacun pour soi » qui a marqué les premiers temps de la pandémie, l’Europe a œuvré pour la constitution de stocks de matériel médical, respirateurs notamment et d’équipements de protection individuelle contre le virus.

Surtout, l’Europe a coordonné un effort conjoint visant à assurer la production d’une quantité suffisante de vaccins sûrs et efficaces au moyens de contrats d’achat anticipé conclus avec les producteurs de vaccins.

Après que les vaccins Pfizer-BioNTech et Moderna ont été autorisés par l’Agence européenne du médicament, la vaccination a ainsi pu débuter le 27 décembre dernier dans tous les pays de l’Union européenne.

Dans ce contexte on ne peut que regretter la lenteur du démarrage de la vaccination en France, la faute à un gouvernement qui pilote à vue au gré de l’opinion publique, majoritairement hostile au départ à la vaccination.

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