Gisèle Halimi avocate de la cause des Femmes, féministe et humaniste

Il ne suffit pas d’avoir des convictions il faut aussi être capable de les assumer et d’avoir de courage de les défendre pour changer la société quel qu’en soit le prix à payer. Gisèle Halimi était une de ces personnes, capable d’affronter les réalités pour mener ses combats et transformer la société. Cette aptitude, Gisèle Halimi la développe très tôt, en refusant les choix que ses parents souhaitent lui imposer pour mener sa vie personnelle.

 

 

Cette qualité la suivra tout le long de sa vie, et notamment en prenant part à des mouvements pour défendre des causes qui soulèvent des résistances inouïes à l’époque. Ce sera le cas dans plusieurs procès, dont celui de Bobigny, lors duquel elle défend trois femmes belges victimes de viol en France. Elle fera condamner les agresseurs, permettant ainsi non seulement de rendre justice aux victimes mais aussi de qualifier le viol en crime, pour la première fois en France. C’est la cause des femmes en général qu’elle entend défendre, en soutenant aussi le droit à l’avortement, signataire du manifeste des 343 qui déclarent avoir avorté, ce qui lui vaudra non seulement des reproches de la part du barreau des avocats mais aussi de recevoir des menaces physiques. Engagée politiquement pour la cause des femmes et la justice sociale envers les opprimés et les plus démunis, elle utilisait son métier comme porte-voix pour défendre ses convictions.

 

Gisèle Halimi, merci pour la justesse des causes que vous avez défendues (décolonisation, torture, abolition peine de mort), pour votre travail et pour votre courage au service des opprimés pendant toute votre vie.

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